Coût de l’absentéisme

Coût de l'absentéisme

Le coût de l’absentéisme, selon l’étude de l’institut Sapiens réalisée par Laurent Cappelletti et Henri Savall, est estimé à 107,9 milliards d’euros pour l’année 2017 !

De quoi est composé ce coût de l’absentéisme ?

Le coût direct de l’absentéisme est relativement simple, il est composé :

  • des salaires moyens, du nombre de jours d’ arrêt et du taux de maintien de salaire.
  • des charges sociales appliquées sur la partie maintenue.
  • du montant des IJSS versées par le régime obligatoire, qui est ensuite soustrait du coût total. Il tient compte de la carence de 3 jours et du plafond appliqué aux IJSS du régime obligatoire.

Le coût indirect de l’absentéisme comprend :

Le coût de remplacement : Le salarié absent est-il remplacé par un CDD, un intérimaire ? Son travail est-il réparti sur les autres salariés (heures supplémentaires) ? Il ne faut pas négliger l’impact négatif sur le climat social du non remplacement d’un ou plusieurs salariés absents.

Le suprlus de travail pour les services RH (temps nécessaire au rerutement d’un CDD ou d’intérimaire, transmission des variables de paye ou réalisation du bulletin de paye plus complexe).

Les coûts liés aux dysfonctionnements organisationnels.

Les coûts d’improductivité : Les personnes remplaçant le salarié absent (collègue, CDD, intérimaire, etc.) devront être formées sur le poste et seront très probablement au début beaucoup moins performantes que la personne remplacée.

 Les coûts sociaux : La surcharge de travail au sein du service dans lequel travaille le salarié peut détériorer le climat social compte tenu de l’augmentation de la charge de travail. Ce climat détérioré peut aboutir à une moindre productivité, un risque accru d’accidents du travail et… de l’absentéisme.

Les coûts d’image : Compte tenu du risque d’improductivité, la qualité du travail risque d’en patir. Des retards de livraison peuvent également arriver, entraînant ainsi l’insatisfaction des clients.

Quels sont les causes de l’absentéisme ?

Il existe un absentéisme inévitable (épidémie, longues maladies…) et un absentéisme évitable. Dans 99% des cas, toujours selon cette étude de l’Institut Sapiens, un défaut de management est à l’origine de l’absentéisme évitable (dans le privé comme dans le public). Les modes de management actuels, quelle que soit la taille de l’entreprise, sont encore très étroitement liés à de vieux modèles (Frederick Taylor et Max Weber), fondés sur une conception centrée sur les procédures, dépersonnalisée et excessivement tournées sur le travail.

Les recherches montrent que les problèmes managériaux, sources d’absentéisme, s’enracinent tout particulièrement dans six domaines qui sont les leviers de la qualité de vie au travail : les conditions de travail, l’organisation du travail, la communication, la gestion du temps, la formation intégrée et la mise en œuvre stratégique (notamment les politiques de rémunération).

Comment agir sur l’absentéisme ?

Ce sont ces six domaines sur lesquels il faut agir ! En privilégiant la proximité avec les collaborateurs, le manager, le dirigeant a tout intérêt à étudier toutes les pistes permettant d’améliorer la qualité de vie au travail et réduire, ainsi, l’absentéisme.

Comment ? Par un dialogue avec les équipes, portant sur un équilibre acceptable par tous entre les objectifs de résultats et les ressources allouées aux six domaines ci-dessus dans le but d’améliorer les conditions de vie professionnelle.